Prier pour la guérison, avec foi et sagesse.
Prier pour un malade, ce n’est pas réciter une formule ni faire une promesse à la place de Dieu. C’est venir avec foi vers un Père qui aime guérir, sans jamais tourner le dos à la sagesse qu’il nous a donnée.
Ce que la Bible demande
Jacques donne le cadre le plus simple du Nouveau Testament : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera » (Jacques 5.14-15).
Trois choses dans ce passage. Le malade fait le premier pas : il appelle. On prie au nom du Seigneur, pas au nom de notre force. Et c’est le Seigneur qui relève, pas celui qui prie.
Le mot que Jacques emploie pour « sauver » est σῴζω, sôzô (« so-dzo »), « sauver, guérir, rendre entier ». Le même verbe sert pour le salut et pour la guérison : Dieu veut rendre l’homme entier, corps et âme.
Ce n’est pas toi qui guéris
Quand Pierre voit le boiteux à la porte du temple, il ne lui donne pas de l’argent : « Ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche » (Actes 3.6). Puis il précise devant la foule : ce n’est pas « par notre propre puissance » (Actes 3.12).
J’ai vu des choses que je ne m’explique pas : des personnes aveugles retrouver la vue, des personnes paralysées recommencer à bouger. Quand tu les vois, tu sais que ça ne vient pas de toi. Je suis très cartésien à la base, et un jour le Seigneur m’a répondu : « Tu n’as pas besoin de comprendre. Crois que je peux le faire, et je le ferai. »
Comment prier concrètement
- Écouter avant de parler. Demande à la personne où elle a mal, depuis quand, et ce qu’elle attend. Jésus lui-même demandait : « Que veux-tu que je te fasse ? » (Marc 10.51).
- Imposer les mains avec respect. « Ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris » (Marc 16.18). Toujours avec l’accord de la personne, et sur une épaule ou une main si l’endroit est intime.
- Prier court, au nom de Jésus. Pas besoin de longs discours. On parle à la maladie, on bénit le corps, on remercie le Père.
- Vérifier. Demande : « Qu’est-ce qui se passe ? » Beaucoup sentent une chaleur, des picotements, une douleur qui baisse. Si rien ne bouge, on peut reprier. Jésus a lui-même prié deux fois pour l’aveugle de Bethsaïda (Marc 8.22-25).
- Ne jamais culpabiliser. Si rien ne se passe, ce n’est pas que la personne « manque de foi ». On remet tout au Père, on reste à côté d’elle.
La foi et le médecin
Je le dis toujours, dans chaque vidéo : on prie avec foi, et on n’arrête jamais un traitement sans son médecin. C’est au prescripteur, et à lui seul, de baisser ou d’arrêter un médicament. Si Dieu a guéri, le médecin pourra le constater.
Ce n’est pas un manque de foi. Luc, qui a écrit un évangile et les Actes, était « le médecin bien-aimé » (Colossiens 4.14). Paul conseille à Timothée un remède pour son estomac (1 Timothée 5.23). Et quand Jésus guérit dix lépreux, il les envoie se montrer aux prêtres, qui étaient chargés de constater la guérison (Luc 17.14).
Les deux ne sont pas en concurrence. Dieu peut agir par la prière, par les soins, ou par les deux.
Et quand la guérison ne vient pas ?
J’ai prié, jeûné et vu des prophètes pendant huit ans pour mes propres douleurs, sans réponse. Ce n’était pas que Dieu ne m’aimait pas. Je raconte ce qu’il m’a montré dans Traverser la nuit obscure. Il y a des souffrances qu’on chasse, et d’autres qu’on traverse avec lui. Le discernement fait partie de la prière.
Pour la question de fond, j’ai écrit Dieu guérit-il encore aujourd’hui ?, et une prière de guérison que tu peux dire chez toi.
Père, merci parce que tu aimes guérir. Je viens au nom de Jésus, pas par ma force. Je bénis ce corps que tu as créé. Toute douleur, toute maladie, je te parle au nom de Jésus-Christ de Nazareth : pars. Saint-Esprit, viens toucher et restaurer. Et donne-nous la sagesse de marcher avec toi, avec foi, et avec ceux qui soignent. Amen.
En vidéo. Ma prédication à Every Nation Marseille se termine par un long temps de prière pour les malades (à partir de 1 h 18). Tu peux prier avec nous. Et chaque jeudi à 21 h, on prie ensemble en direct sur YouTube.
Cet article fait partie du dossier La prière : guérison et protection. Prier pour la guérison, prier pour la protection : avec foi, sans formule magique, et avec sagesse.
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Questions fréquentes
Comment prier pour un malade selon la Bible ?
Jacques 5.14-15 donne le cadre : le malade appelle, on prie pour lui au nom du Seigneur, avec foi, et c’est le Seigneur qui relève. On peut imposer les mains avec l’accord de la personne (Marc 16.18), prier court et vérifier ensuite ce qui s’est passé.
Faut-il arrêter son traitement quand on prie pour sa guérison ?
Non, jamais. On prie avec foi et on garde ses soins : c’est au médecin de modifier ou d’arrêter un traitement. Luc était médecin (Colossiens 4.14) et Jésus envoyait les lépreux guéris se faire constater par les prêtres (Luc 17.14).
Pourquoi certaines personnes ne sont-elles pas guéries ?
La Bible ne donne pas de formule. Ce n’est pas forcément un manque de foi : Paul a laissé Trophime malade à Milet (2 Timothée 4.20). On reste humble, on continue de prier, et on discerne ce qui doit être chassé et ce qui doit être traversé avec Dieu.
Que veut dire le mot grec sôzô ?
Sôzô (σῴζω, « so-dzo ») signifie sauver, guérir, rendre entier. Le Nouveau Testament l’emploie à la fois pour le salut et pour la guérison, par exemple en Jacques 5.15.